Sensation d'être à bout ! à plat! Burn in ou burn out?

Mis à jour : juil. 22

As tu appris, enfant, à écouter ton corps, tes ressentis, tes douleurs, accueillir tes émotions, ou as tu été élevé avec l’illusion que tu dois cheminé dans la vie sans porter attention à tes souffrances, ta fatigue, tes blessures émotionnelles, tes humiliations... Tu as peut-être été conditionné comme un « bon petit soldat » qui n’a pas le droit de se plaindre, de s’écouter, mais qui dois avancer, passer à l’action, regarder droit devant, et occulter les signes les plus subtils de son mal être pour faire « bonne figure », être reconnu et aimé. La société, l’école, les parents, les amis, ensuite l’entreprise attendent de chacun, chacune, régularité en toute circonstance, être chaque jour égal à soi- même, sans états d’âme, sans faiblesse.



Alors, quand le mal-être pointe son nez, on ne sait pas le reconnaitre, l’accueillir car on n’a pas appris. Tu n’es pas coupable ! Notre société ne met pas en valeur la sensibilité, la fragilité, bien au contraire. L’humain se mal traite de la même façon qu’il maltraite la Terre. Exploitations à tout va, déchets en abondance, surproduction et sur-utilisation des matières premières gaspillées...Ne pas porter d’attention aux souffrances de la planète, qui pourtant nous envoie ses messages.

Pourquoi s’initier à les interpréter alors que soi-même on s’inflige les mêmes maltraitances. On ne sait pas regarder en soi, écouter les besoins de notre âme, qui nous envoie aussi des messages à travers des signes subtils, puis moins subtils, qui deviennent des maladies. Et puis tu décides d’éteindre ce feu qui te ronge de l’intérieur avec de savants médicaments. Mais tu ne sais toujours pas écouter tes besoins et comprendre pourquoi tu es tombé malade. La maladie ne « tombe pas du ciel», elle nait sur un terrain propice à l’accueillir. Puis un jour prend naissance le burn-in, précurseur du syndrome de fatigue chronique appelé burn-out.


Nous ne sommes pas égaux face au stress

La réponse au stress dépend de mon ancrage, de la gestion de mes états émotionnels, ma distension avec les événements, ma capacité à prendre de la hauteur et ne pas m’identifier au jugement de l’autre, à sa colère. Les émotions de l’autre ne m’appartiennent pas, même si j’éprouve de l’empathie, je peux les comprendre, les ressentir, mais ce ne sont pas les miennes.

L'importance émotionnelle de mon vécu et des blessures d’âme que je porte en moi, impactent ma réponse au stress. Par exemple, si je porte une blessure d’abandon, je ne m’autorise pas à déplaire à la personne qui me rend responsable du problème, et je ne sais pas lui faire face. Donc je vais devoir porter son stress, résoudre son problème, alors que je n’en suis pas responsable. Si je porte la blessure d’humiliation, je me sens coupable alors que je n’y suis pour rien, car mon « masque de masochiste » m’incite à porter la responsabilité.

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Les tensions professionnelles, ou au contraire, le soutien des supérieurs, collègues, mais aussi parents et famille, peuvent soit me culpabiliser, soit défendre mes intérêts, sachant que l’on peut toujours voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Le regard de l’autre vient interférer sur l’estime de soi et contrebalancer le stress vécu.




La charge émotionnelle est relative à qui je suis, elle est individuelle et personnelle. Pas de comparaison avec l’autre qui a vécu les mêmes situations, pas de culpabilité, pas de jugement ! chacun vit les évènements différemment selon sa sensibilité, son ADN, ses perceptions, ses filtres, son expérience, ses propres ressources pour y faire face. Il n’y a pas de normes.


Que se passe t-il dans mon corps quand je stress?

Je mobilise des ressources biologiques. Différentes phases vont se succéder : phase d’alarme, de résistance, d’adaptation, mais parfois, succède aussi la phase d’épuisement avec l’effondrement de l’organisme. Le corps passe du burn-in au burn-out. Le corps se mobilise pour faire face au stress, quel qu’en soit les facteurs, et il déverse dans le sang des concentrations élevées de cortisol, adrénaline, aldostérone. C’est la répétition de ces phénomènes physiologiques qui vont être délétères pour l’organisme. Les effets du cortisol sont multiples. A long terme, il provoque de l’inflammation. Pendant la phase de stress, le corps consomme de l’énergie pour satisfaire de vieux réflexes du cerveau reptilien « lutter ou fuir » devant le danger. Même si les « stressors » ne sont pas dangereux et ne portent pas atteinte à notre vie, notre cerveau réagit comme tel !


Comment savoir si je suis en burn-in ou en burn-out?

La phase de burn-in est une phase d’alerte avec un épuisement psychique mais pas encore physiologique d’où l’importance d’être à l’écoute de ses émotions, de ses ressentis. Autrement dit, le mental et l’émotionnel souffrent mais le corps réussi à récupérer. Le système nerveux et les glandes surrénales ont encore du « jus » et le corps sait revenir à un état de calme après la tempête. Les niveaux de cortisol et d’adrénaline retombent. Le corps renvoie un message           « STOP ALERTE » au chef d’orchestre des hormones (l’hypothalamus) qui elle-même fait passer l’ordre via les neurotransmetteurs, de stopper la production de cortisol sanguin. OUF ! le calme revient, le système nerveux s’apaise et le système endocrinien peut se réguler de façon autonome, mais jusqu’à quand ?


Comment savoir si je suis stressé(e) ?

Certaines personnes sont dans le déni à cause de la mauvaise image de soi que cela procure, pour soi-même, et auprès de l’entourage. C’est tabou d’être une personne stressée, mieux vaut être cool, l’image que l’on revoit à une connotation très positive, très agréable, très sociable. Alors je dois être attentif à ma psychologie. Quand je suis stressé, j’ai tendance soi à passer à l’action grâce à mon adrénaline, soit au contraire à me replier sur moi, c’est le stress d’hyper vigilance. L’anxiété peut venir d’un challenge à relever « il faut, je dois ! » ou d’une menace à l’horizon. Mon stress peut me pousser à consommer de l’alcool, des drogues, des cigarettes, du sucre et des boissons énergisantes. Sur le coup, ces consommations viennent « endormir » l’anxiété car la personne fait une association neuronale avec un moment de doux plaisir. Elles enrôlent l’individu dans un cercle vicieux, car ces dépendances toxiques créent un stress supplémentaire à l’organisme qui tente d éliminer ces toxiques, et dépense de l’énergie à cet effet.


Comment sortir du burn-out? Je m’accorde du repos, Je me reconnecte avec mère nature : balades en forêt, au bord de mer,jardinage,regarder les étoiles... Je me fais masser ou j’apprends l’automassage

Je m’autorise à me faire plaisir avec des distractions saines pour mon corps : faire mon sport préféré sans aller jusqu’à l’épuisement, je dose mes efforts, passions, hobbies à travers des activités manuelles, je médite, je fais mes courses à vélo ou à pieds ... Je me valorise dans mes actions au quotidien, je prends soin de mon estime et je me félicite pour mes petits défis de la journée. Je cultive la gratitude, je remercie la vie, Dieu, le grand tout, l’univers (selon mes convictions) d’être en vie et de pouvoir profiter de cette expérience sur Terre. Je soigne mon alimentation avec des fruits et légumes de saison biologiques ou de production raisonnée, qui vont m’apporter les minéraux vitamines et oligo- éléments dont mon corps a besoin pour ses fonctions biologiques. Je préfère les consommer crus ou je privilégie une cuisson douce, à la vapeur. Je bois une eau la plus pure possible pour faire circuler mes toxines. Je prévois de détoxiner mon organisme car le stress acidifie mon corps et l’acidification entraine la déminéralisation et l’inflammation. Je remonte mon énergie en massant mes surrénales avec quelques gouttes d’huile essentielle d’épinette noire dans une 1⁄2 c à c d’huile végétale, une fois par jour. Je me complémente en magnésium car le stress fait fuir le magnésium.

Je peux choisir les Fleurs de Bach selon mes états d’âme : Mimilus pour les peurs connues, Star of Bethlehem pour les chocs émotionnels d’hier ou du lointain passé, Rock rose pour les crises d’angoisse, avec perte de contôle,Oak pour le sens du devoir démesuré (avant le burn out), White chesnut pour les personnes se sentant coincées dans un labyrinthe. Je prévois de m’occuper de mon intestin car le stress entraine une dysbiose intestinale et une porosité intestinale avec de nombreux effets délétères. Un intestin en bonne santé, facilite la production de sérotonine qui va me permettre de me sentir heureu(se), bien dans ma tête et dans mes baskets. Je pratique la cohérence cardiaque quand je sens une émotion envahisante....



Le burn-out peut être éviter à condition d’être à l’écoute de son corps, chose pas toujours facile. Les outils partagés ci-dessus ne sont qu’une palette représentative de l’hygiène de vie « classique » qui harmonise la santé. Par ailleurs, de nombreux remèdes naturels en phytothérapie, aromathérapie, gemmologie, et divers compléments alimentaires peuvent accompagner cet état de fatigue émotionnel et soutenir le corps pour un retour « à la normale ». Mon conseil est de ne pas attendre mais consulter votre médecin ou votre naturopathe afin de trouver des solutions de repos pour votre organisme, et faire l’état des dérèglements occasionnés qui ont commencé à se manifester.

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