Les menstruations : DOULEUR = ERREUR

Vous pensiez jusqu’à présent que le sexe féminin, en toute normalité devait endurer des maux de ventre, des mastodynies (douleurs aux seins) des maux de tête ou des migraines, des sauts d’humeur, de la nervosité, de l’impulsivité, des fringales, de la prise de poids, au moment du cycle menstruel... et que cela était le lot de chacune d’entre nous, en toute logique.

Et bien NON, ce n'est pas normal !

Au moment de la puberté, la jeune fille découvre son cycle hormonal, offert par la nature, qui permet de mettre au monde sa descendance. L’univers fonctionne avec des cycles, le cycle circadien de 24H, le cycle lunaire, le cycle des saisons, le cycle des marées...et le cycle hormonal féminin. Se « couper » de son cycle n’est-ce pas se couper de sa féminité ? La majorité des femmes qui souffrent du syndrome prémenstruel, ont les symp-tômes entre le 7ème jour avant les règles, parfois jusqu’au 14ème jour avant les règles. Souvent les symptômes s’arrêtent à l’arrivée des règles ou peu de temps après. Pour celles qui ne sont pas certaines que leur mal être soit en lien avec leurs règles, je leur conseille de commencer à noter sur un cahier les dates d’apparition et de disparition des symptômes et les dates du début et fin de leur règles, afin d’y voir plus clair dans la corrélation. Ces désagréments peuvent être émotionnels et nerveux, douloureux, mais aussi occasionnés de la fatigue, des vertiges, nausées, jambes lourdes, acné, des troubles du sommeil...


Rappel sur l’anatomie et le déroulement du cycle féminin :

La flore vaginale est tapissée d’un liquide blanchâtre appelé leucorrhée, constituée d’une glaire cervicale (mucus) au niveau du col de l’utérus et de desquamation des muqueuses vaginales, après le deuxième cycle d’ovulation. Dans le col de l’utérus, de petites glandes, appelées cryptes, produisent de la glaire cervicale qui obstrue le col utérin après la nidation de l’ovocyte (cellule reproductrice féminine) et protège l’embryon s’il y a gestation. Il y a gestation si l’ovocyte rencontre un spermatozoïde qui le féconde.

Cette flore vaginale doit rester la plus stable possible, avec un pH légèrement acide pour empêcher les pathogènes (microbes, champignons, bactéries) de s’installer. Aussi les douches vaginales à répétition sont inutiles et nuisibles car elles déséquilibrent la flore vaginale et peuvent avoir un effet de contamination de l’appareil génital interne. N’oublions pas que nos muqueuses font partie de la première barrière du système immunitaire. Le vivant pense à tout, respectons l’intelligence du corps. Les menstruations (règles menstruelles) sont la destruction de cet endomètre (desquamation des muqueuses) lorsqu’il n’y a pas fécondation. Au contraire en cas de fécondation d’un ovocyte par un spermatozoïde, il n’y aura pas de destruction de cet endomètre qui va permettre la nidation du zigote (ovocyte fécondé) et son développement bien au chaud et à l’abri, avec une nourriture appropriée le lait utérin, fourni par son gardien, l’endomètre.



Le cycle de la femme :

Les 4 premiers jours sont une période post menstruelle avec dégénérescence de l’ovocyte non fécondé du cycle précédent.

Du 4 au 14ème jour, l’endomètre s’épaissit pour accueillir le prochain ovocyte : c’est la phase folliculaire. Le 14ème jour se produit l’ovulation : un seul ovaire sur les deux (en général), va libérer un ovocyte (gamète femelle). 300 à 400 gamètes seront libérées au cours de la vie d’une femme, de la puberté à la ménopause sur un capital d’environ 400000 ovocytes à la naissance. Au moment de l’ovulation, il y a sécrétion de la glaire cervicale pour obstruer le col de l’utérus et protéger le zygote en cas de fécondation. Du 15ème au 28ème jour, la période pré-menstruelle avec un endomètre bien développé et vascularisé, une jolie dentelle utérine favorable à la nidation : c’est la phase lutéale. L’ovocyte se transforme en corps jaune gestatif s’il y a eu fécondation, ceci pendant 3 mois et le placenta pendra le relais par la suite ; mais s’il n’y a pas de gestation, le corps jaune progestatif se transforme en corps blanc et sera évacué avec les menstruations, en fin de cycle. Ce cycle varie de 28 à 31 jours en général, bien que chez certaines femmes, il soit irrégulier. Des hormones accompagnent le cycle menstruel et peuvent être responsables des symp- tômes subis par certaines femmes.


Les cycles hormonaux :

Avant le pic ovulatoire, soit pendant la phase folliculaire, le corps de la femme secrète « une montée d’œstrogènes », qui sont les hormones sexuelles principales féminines, puis en deuxième phase du cycle, phase lutéale, il y a libération de progestérone par « le corps jaune ». Ensuite les hormones s’effondrent et déclenchent les saignements. C’est dans cette seconde phase du cycle que peuvent apparaitre des inconforts physiologiques ou psychiques. En principe, un syndrome prémenstruel est en lien avec un déficit en progestérone, un équilibre rompu entre la production d’œstrogènes et de progestérone.


Alors que faire me direz-vous ?

En première intention, si nous regardions le foie. Il est chargé de détoxifier des hormones afin qu’elles soient métabolisées et redirigées vers les reins pour être évacuées. Oui mais votre foie est-il opérationnel ? Peut-être est-il engorgé et crie « à l’aide ! ». Il mériterait une petite détox. Attention, pas de détox si l’intestin est poreux ! malheur ! Le foie est de nos jours très sollicité car les pollutions sont multifactorielles : alimentation, produits ménagers, produits de beauté, peintures et solvants en tout genre, ondes électromagnétiques, stress et pollution émotionnelle. Le foie est rattaché à l’émotion de colère en médecine traditionnelle chinoise. il stocke les colères non digérées, celles contre les autres et celles contre soi- même, la frustration, la culpabilité. Mesdames, si vous voulez faire du bien à votre foie, riez !!!


Ensuite, regardons l’intestin. Si vous souffrez de dysbiose intestinale, et d’une inflammation dite « de bas grade », le tryptophane 5HPT, acide aminé précurseur de la sérotonine, est dégradé dans le tube digestif et ne peut donc pas participer à la synthèse de sérotonine (hormone du bonheur). Sans taux suffisant de sérotonine, comment ne pas manifester des déséquilibres de l’humeur, de la sérénité. De plus, la porosité intestinale laisse passer les déchets et toxines dans le milieu intérieur (sang, lymphe, liquide interstitiel) et ses déchets viennent encombrer les humeurs (si chères aux naturopathes). L’une des visées de la naturopathie consiste à purifier les humeurs, chasser les toxines afin de corriger le terrain et laisser le milieu intérieur "propre" pour les cellules. Vous habiteriez dans une maison avec tous vos sacs poubelles entassés ? Nos cellules aussi préfèrent un milieu de vie sain et respirable.


Ensuite, regardons la circulation des humeurs, dont la lymphe, chargée de nettoyer les déchets, les toxines, entre autre. Si la circulation de retour est défectueuse, la lymphe s’encrasse, le foie s’engorge, les œstrogènes circulent en excès et le rapport de progestérone est toujours déficient, provoquant les symptômes et inconforts.


Et votre alimentation, participe-t-elle aussi à dégrader les processus hormonaux ? Oui parfois ! En effet, les viandes et leur acides aminées rentrent en concurrence avec le transport du tryptophane (acide aminé précurseur de la sérotonine) dans le sang car tous ces acides aminés utilisent les mêmes transporteurs (sur les cellules). Donc en mangeant de la viande le soir, ses protéines gênent le transport du tryptophane dans le sang et donc la production de la sérotonine. Cette hormone est réglée par un rythme circadien et son taux le plus élevé est le soir vers 18H00. Pour fabriquer de la sérotonine, il ne faut pas être en manque de vitamine B3 et B6. Si le taux de sérotonine est faible, vous pouvez vivre des épisodes d’agressivité, d’insomnie, de boulimie par exemple. La sérotonine est le précurseur de la mélatonine (hormone de veille et sommeil). Le manque de sérotonine entraine le manque de mélatonine.


La montée des œstrogènes favorise aussi la fuite du magnésium sanguin, de la vitamine B6 et de la vitamine C. Le magnésium bio-disponible est connu pour agir sur l’humeur puisqu’il active les vitamines B6 B9 B12 qui contribuent à la fabrication de sérotonine. Mais en plus, la fuite de magnésium engendre une hausse de noradrénaline. Cette hormone est en lien avec l’anxiété, la sensibilité au stress cérébral et physique. Un déséquilibre œstrogènes- progestérone, provoque une hausse de l’aldostérone qui peut déclencher des rétentions d’eau, avec œdèmes, prise de poids par exemple. Le même déséquilibre provoque une hausse de la prolactine (hormone de lactation) qui peut faire gonfler les seins et provoquer des douleurs.

En résumé, les syndromes prémenstruels sont dus à un déséquilibre hormonal du rapport progestérone / œstrogène. Les facteurs peuvent être le stress, l’alimentation, la sédentarité, une faiblesse hépatique, intestinale. Il existe des solutions pour rééquilibrer votre terrain naturellement en ajustant l’alimentation, en soulageant le mental et les émotions, en restaurant la barrière intestinale s’il y a lieu, et en accompagnant le travail du foie si besoin. Le bilan iridologique (bilan de terrain) et l’anamnèse (questions, investigations) permettent de mettre en lumière les dérèglements nerveux et hormonaux. Des techniques naturelles et parfois ancestrales, permettent de relancer les capacités d’autoguérison du corps et de soulager les symptômes parallèlement.

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