Je ne réussi pas à perdre un gramme !

Je ne peux que vous encourager à adapter votre alimentation, afin d’avoir un apport en minéraux, oligoéléments et vitamines et limiter les aliments gras et sucrés, délétères pour votre santé et votre silhouette. Ici nous allons aborder ces deux aspects car ils sont tellement complémentaires et interdépendants.

La prise de poids peut dépendre de multiples facteurs. Aussi lorsqu’on décide de perdre des kilos, il est bon de travailler sur différents aspects dont je vais évoquer les principaux.

L’alimentation : Savez-vous que votre premier ennemi est le sucre. Le sucre blanc raffiné utilisé tradition-nellement dans les pâtisseries industrielles, pâtisseries maison, et dans les plats cuisinés, mais aussi le sucre des céréales comme le blé, l’avoine, le seigle le riz, des féculents tel la pomme de terre et les pâtes blanches. Pour mesurer l’impact de ces produits, on peut se référer à l’index glycémique (IG). Plus l’IG est élevé, plus l’aliment est sucré. La cuisson peut changer l’index glycémique.

Par exemple les carottes cuites ont un IG supérieur à des carottes crues. Les pâtes trop cuites ont un IG supérieur à des de pâtes «al dente». La mastication des aliments baisse l’IG. Il est très important de mastiquer longuement les aliments, car l’enzyme buccale appelée amylase salivaire participe à la dégradation des sucres. Ces molécules sont découpées principalement au niveau de la bouche. Chaque étape de la digestion dégrade de préférence des molécules de nature différentes : l’estomac prend en charge les protéines, l’intestin les lipides. Un 3ème point important lié à la mastication est le temps de satiété. Notre cerveau a besoin de 20 minutes de repas pour déclencher l’hormone de satiété, appelée leptine. Aussi manger trop rapidement et ne pas mastiquer correctement, ne permet pas à notre corps de se sentir rassasié. Dans ce cas, les quantités peuvent ne pas suffire et nous augmentons la portion de calories. De plus, manger rapidement déclenche un processus appelé lipogenèse : les calories sont immédiatement transformées en acides gras et stockés dans les adipocytes (cellules graisseuses). Je reviendrais dessus en peu plus loin dans le paragraphe dérèglement hormonal. Un dernier facteur vient influer l’IG des aliments, c’est leur association avec soit des fibres, des protéines ou des lipides. Par exemple une tranche de pain blanc dont l’index glycémique est de 100 (IG élevé) associé à une purée d’amande dont l’IG est de 40 (IG bas), voit son IG baisser à 70 (IG moyen) . Une barre de chocolat au lait voit son IG baisser si elle est accompagnée d’un morceau de pain complet (et non de pain blanc). Cette notion d’IG a une importance au niveau de la prise de poids, et des phénomènes d’hypo et hyperglycémie, en lien avec un dérèglement du pancréas. Celui-ci pouvant bloquer les phases d’amaigrissement et empêcher l’organisme de déstocker les graisses. Notre organisme a besoin de glucose, et il ne s’agit pas de faire la chasse à tout prix à chaque morceau de sucre. L’OMF préconise 5 morceaux de sucre par jour. Cependant le sucre « caché » est partout, et nos cellules ont d’avantage besoin de corps cétogènes pour fonctionner que de sucre.

Les corps cétogènes sont des acides gras. Et là j’aborde le deuxième ingrédient souvent associé à la prise de poids : le gras. Mais toutes les graisses ne se valent pas. Il faut privilégier les oméga 3 indispensables pour le métabolisme, que notre corps ne fabrique pas. Les oméga 6 et 9 sont davantage disponibles dans l’alimentation. Notre organisme sait synthétiser les oméga 9 par une suite de réactions en chaine, grâce à des processus enzyma- tiques. Ces oméga 6 et 9 vont favoriser un processus interne appelé Inflammation. Les sources d’oméga 3 sont dans les oléagineux, les petits poissons des mers froides (anchois, maquereaux, sardines, harengs) ainsi que le saumon (mais il est difficile de trouver du saumon de qualité, sans hormones, sur nos étales de poissonnerie). Certaines huiles végétales sont riches en oméga 3, à condition de les choisir biologiques et de première pression à froid. Parmi elles, l’huile de lin, sésame, colza, cameline, avocat, chanvre. Ils sont aussi présents dans les graines de chia, tournesol, lin et chanvre.

Sachez que les huiles végétales de première pression à froid et biologiques ne participent pas à la synthèse de cholestérol. A l’inverse de ces acides gras dit « polyinsaturés », les acides gras saturés que l’on retrouve dans les viandes rouges, la charcuterie, les salaisons, les produits laitiers non écrémés, le beurre, la crème fraiche, le lait entier et les fromages, participent à l’inflammation de votre organisme .Ces acides gras sont riches en oméga 6 et 9 qui par transformation déclenchent des processus inflammatoires. Ceci m’amène à vous parler du lien entre alimentation et maladies métaboliques dont l’obésité fait partie.


L’inflammation : On l’appel inflammation de « bas grade » car elle se propage dans l’organisme sans bruit, pendant plusieurs dizaines d’années. Elle participe à dérégler l’homéostasie intestinale. Le microbiote intestinal se déséquilibre. Nous hébergeons environ 2 kilos de micro-organismes dans notre tube digestif (colon, intestin grêle, duodénum, estomac, bouche) qui participe à la digestion des aliments, et mange à nos dépends. Cette population de champignons, levures et bactéries logée dans l’intestin, se nourrie et digère les restes de nourriture non assimilés. Elle participe aussi à fabriquer certaines vitamines comme la B12, elle finit de dégrader de grosses molécules, acides aminés et sucres complexes, pour notre nutrition. Cependant, cette population précieuse à l’organisme tant qu’elle vit en équilibre avec son environ- nement, devient dangereuse si elle se développe de façon anarchique. Certaines levures appelées Candida Albican apprécient impitoyablement le sucre et leur prolifération entraine une accumulation de déchets acides (acide oxalique). Le corps peut vite être submergé de toxines rejetées par ces petits organismes vivants, hôtes de nos intestins, qui aident au processus de digestion, mais qui rejettent eux même des déchets dans nos tissus. Ces déjections participent au processus d’inflammation dit « de bas grade » qui entraine avec lui un ensemble de réactions en chaine, déstabilisant le système nerveux, le système endocrinien et hormonal, le système immunitaire, lymphatique et sanguin, et chaque dérèglement entraine par cascade des difficultés sur l’ensemble des organes et systèmes (cardio pulmonaire, ostéo-articulaire, uro-génital...). Bref, la plupart des maladies chroniques, dites « maladies de civilisation » prennent naissance dans le système digestif, qui subit cette inflammation pendant de longues années, sans éveiller de soupçon.

Les dernières recherches sur le microbiote, permettent de mieux comprendre le lien ténu entre intestin et cerveau et l’incidence de cette population de levures, champignons et bactéries sur nos dérèglements physiologiques mais aussi sur nos comportements, car elle envoie des ordres à notre cerveau. Notre intestin appelé « deuxième cerveau » renferme plus de 500 millions de neurones (soit plus du double de notre cerveau crânien), Ces neurones sont sous la dépendance de notre microbiote, qui interfère avec nos émotions. D’ailleurs, les compulsions sucrées qui favorisent la prise de poids et l’inflammation de bas grade, sont des conséquences de la dysbiose intestinale avec sur-population de Candida Albican. Aujourd’hui, il est possible de se complémenter en probiotiques, en ciblant les familles de micro-organismes que l’on veut privilégier, en fonction du résultat attendu. Il est primordial de s’intéresser à cet aspect de la biologie lorsque l’on est confronté à des difficultés pour perdre du poids. Cependant, il ne suffit pas de se supplémenter en probiotiques pour mettre fin au désordre. Ces micro-organismes qui provoquent de l’inflammation, sont certes en quantité et qualité anarchique mais ils ont participé à ouvrir les jonctions serrées des tissus fragiles de l’intestin.

Aussi avant de réensemencer, il faut nettoyer et réduire la candidose, permettre aux cellules intestinales, appelées entérocy- tes, de se resserrer en leur apportant de bons nutriments tel que la L Glutamine et ses cofacteurs indispensables : les vitamines du groupe B, le zinc, le sélénium... Ensuite, il sera indispensable de réensemencer la flore avec des pro et pré biotiques afin de la « réarmer ». C’est en permettant à l’organisme de se désenflammer, en restaurant le terrain, et en appor- tant les nutriments nécessaires aux cellules entérocytes et colonocytes (cellules de l’intestin grêle et du colon) que l’on instaure un processus de ré- harmonisation durable, tout en veillant à limiter les sources d’inflammation. Après avoir aborder le sucre, les acides gras trans, une autre source intarissable d’inflammation est le stress.


Le stress : Chaque individu subit du stress. Derrière le mot stress il s’agit des tensions, des conflits, des discordes, mais aussi des sensations d’étouffement, de perte de repère, des peurs, de la tristesse, du désarroi, de la colère, de la honte, de la culpabilité, de la jalousie, de la dévalorisation de soi, par les autres ou par soi-même ... Toutes ces émotions « lourdes » déclenchent la libération de messagers chimiques appelés hormones, par notre système endocrinien.

Le cortisol (hormone du système nerveux sympathique dit de « lutte ou fuite ») est source d’inflammation dans le corps. Cette hormone est indispensable sur du court terme pour mettre notre organisme en alerte s’il y a un danger, pour riposter à une attaque physique ou verbale, mais elle est délétère lorsqu’elle est libérée au long court. Il arrive que les récepteurs de nos neurones deviennent insensibles au cortisol qui circule dans le sang, trop souvent, trop longtemps...Aussi notre cerveau et sa glande hypophyse (qui donne l’ordre de fabrication des hormones aux glandes surrénales) ne savent plus stopper la fabrication de cette hormone *catabolisante. *catabolisant : inhibe la synthèse des protéines (donc détruit la cellule et nuit à la transcription de l’ADN).

D’autre part, le cortisol et l’adrénaline sont des messagers chimiques qui ordonnent au cerveau de manger à la fin de l’épisode stressant, pour compenser la perte d’énergie. Le sucre est assimilé à une récompense depuis notre petite enfance (pour la majorité d’entre nous), il vient réconforter après le stress.

La prise de poids peut dépendre uniquement du stress quotidien. Le stress provoque au long court un effondrement hormonal (cortisol, DHEA, adrénaline, dopamine) et génère une dette de sommeil et vice versa. Cortisol : hormone du stress

DHEA : hormone dit de jeunesse

Adrénaline : hormone de stress

Dopamine : hormone du bonheur


Dérèglement du système hépatique : La glycémie (sucre circulant récepteurs des cellules dans le sang) est réglée par le système hormonal, avec les hormones pancréatiques appelées insuline et glucagon. L’insuline est libérée après le repas pour faire rentrer le sucre circulant, à l’intérieur des cellules et leur apporter le carburant dont elles ont besoin. Le glugagon est une hormone, qui permet de stocker le sucre non utilisé, en quantité supérieur au besoin de l’organisme, afin qu’il ne reste pas dans le sang, et que la glycémie soit stable selon le processus d’homéostasie. Ce sucre transformé en glycogène par le foie, est stocké dans les cellules graisseuses appelées adipocytes. Il arrive que l’organisme se trouve débordé par trop de sucre, de façon trop régulière, trop souvent...TROP TROP TROP , en n’arrive plus à gérer. Les récepteurs des cellules deviennent insensible au sucre, c’est le phénomène d’insulino- résistance. Le pancréas chargé de produire l’insuline par l’intermédiaire de ces cellules béta des ilots de Langenhans, se fatigue et se dérègle. Le foie se trouve aussi surchargé de travail pour la transformation des sucres en glycogène et s’épuise. Il en stocke dans l’urgence autour des viscères (cœur, reins, foie), ce qui nuit à leur état. C’est ainsi que face à une surcharge de travail, pancréas et foie s’épuisent, les récepteurs à l’insuline des cellules deviennent insensibles, le sucre circulant dans le sang n’arrive plus à pénétrer à l’intérieur de la cellule pour être utilisé. La masse graisseuse augmente et le nombre de triglycérides sanguines augmente sous forme de cholestérol LDL. Le stress génère une libération d’adrénaline et de cortisol. Ce dernier stimule la glyco-

génèse : remise en circulation dans le sang du sucre stocké dans le foie. Ce phénomène élève la glycémie (taux de sucre dans le sang). Ce carburant peut être utilisé par les cellules pour produire de l’énergie et permettre au corps de lutter ou fuir. Cependant, s’il n’y a pas de danger immédiat et que le corps ne se met pas en mouvement, il reste en circulation et provoque sur le long terme le phénomène de l’insulinorésistance avec des phases d’hyperglycémie et 1H à 1H30 plus tard une phase d’hypoglycémie. Cette phase d’hypoglycémie qui peut engendrer des malaises comme : vertiges, tremblements, faim, vue trouble, transpiration, maux de tête, et sauts d’humeur, va susciter le besoin de sucre à l’organisme. Les signes d’hyperglycémie, eux, ne se révèlent que sur le long terme, l’hyperglycémie est asymptômatique pendant des années, c’est ainsi que le dérèglement est silencieux.


Le fructose est pris en charge par le foie pour fabriquer un acide pyruvate précurseur des acides gras, qui entrainent surpoids et obésité. Les sucres doivent être dégradés par les enzymes, dans le colon droit. Cette dégradation entraine une fermentation qui déclenche la production d’acides gras à chaine courtes AGCC (acétate, butyrate, propionate) et des gaz. Parmi ces AGCC, la surproduction d’acétate favorise la lipogénèse. La lipogénèse est le phénomène de stockage des graisses par les adipocytes (cellules graisseuses). Le processus inverse de libération des triglycérides stockés pour les rendre disponible dans les humeurs (sang, lymphe, liquide interstitiel) est la lipolyse. Les organes qui influencent la lipolyse sont les glandes hormonales : • hypophyse, • thyroïde, • ovaires et testicules, • surrénales et • pancréas. Aussi le moindre dérèglement hormonal peut bloquer le processus de lipolyse et empêcher la fonte graisseuse.

Le fructose est le sucre des fruits mais il est largement utilisé dans les préparations industrielles, les biscuits, les plats cuisinés, mais sans apport de fibres. Les fibres

des fruits (si on mange le fruit entier et non en jus), ralentissent le pic de glycémie, en ralentissant la vidange gastrique de l’estomac, et lissent la glycémie sur la durée.

La sédentarité : L’activité physique augmente la sensibilité des cellules à l’insuline, pour les tissus périphériques du foie, à condition de régularité dans le sport. Durant l’exercice, la cellule bénéficie d’un apport important d’oxygène qui est le comburant du glucose. C’est grâce à l’O2 que la cellule peut produire de l’énergie. L’activité physique contrôle le poids et évite l’expression du gène de l’insulino-résistance. Ce gène peut s’exprimer après l’arrêt du sport et entrainer une hyperinsulinémie (taux sanguin d’insuline à jeun trop élevé).


La vie embryonnaire, la génétique et l’épigénétique : Je terminerais avec un facteur qui influence de façon insidieuse sur la prise de poids, c’est le facteur patrimoine génétique. Nos gènes peuvent contenir un gène dit « épargne ». Le gène épargne est un gène de survie. Il se réactive parfois en cas de surabondance de nourriture. Si le bébé a manqué de nourriture pendant la gestation, ses cellules béta du pancréas peuvent ne pas se développer suffisamment et avoir un capital insuffisant à la vie adulte. Ces cellules béta du pancréas fabriquent l’insuline, permettant d’abaisser la glycémie. Cumulé aux gènes « épargnes », l’ensemble des deux facteurs favorisent la survie en cas de carence énergétique, mais joue un rôle nocif en cas d’abondance de nourriture, favorisant le stockage et l’obésité. Les facteurs nutritionnels constituent des co-facteurs pour la modulation de l’expression des gènes. On connait l’importance des folates B9 apportés par le foie, les légumes ou le pain. Le métabolisme des folates génère des groupements méthyl CH3 nécessaire à la synthèse de l’ADN . Une carence de groupement méthyl peut gêner l’expression d’un gène, ou pas ! Ex : Une carence en folates B9 a des conséquences sur la fermeture du tube neuronale chez l’embryon. Donc selon le capital génétique de naissance et notre alimentation, notre mode de vie, nous pouvons modifier nos gènes (épigénétique) et reprendre une part de contrôle sur notre organisme.

Nous avons la chance de posséder un libre arbitre, de pouvoir influencer notre biologie, et c’est en ce sens que la naturopathie est louable, car elle nous enseigne comment respecter notre fonctionnement biologique inné, avec des moyens mis à notre disposition par la nature, et l’environnement. Oxygénation, Alimentation, gestion du stress, plantes, huiles essentielles, massages, magnétisme, hydrothérapie...,sont d’autant d’outils à notre disposition pour respecter notre Etre. Les lois universelles, le respect des processus d’agriculture biologique, de la faune et de la flore, tout ce qui nous entoure est là pour nous servir, pour nous permettre de mettre de la VIE dans notre vie. Je m’émerveille chaque jour du potentiel qui est entre mes mains pour embrasser la vie.


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